Crise ? Vous avez dit crise ?

Aujourd’hui on tente de nous faire croire que les délocalisations, les réductions de salaires, les pertes d’emploi et le chômage sont une suite logique et naturelle d’une crise inévitable…


Mais la crise n’est pas une fatalité qui nous tombe dessus… elle est le résultat de choix économiques et politiques conduits depuis de nombreuses années qui se heurtent aujourd’hui à l’impasse écologique et sociale qu’ils ont créée.

Ces choix et leurs conséquences sont le résultat d’un dogme économique (parce que l’économie guide aujourd’hui nos sociétés) qui montre aujourd’hui ses limites : le libéralisme et, sa suite, le néo-libéralisme.


Cette dérégulation du commerce puis celle des activités financières, a conduit à exacerber la compétitivité entre les pays, entre les peuples…


Pourquoi ? Pour gagner en productivité, pour réduire les coûts de production, au profit des excédents dégagés sur la filière, essentiellement au bénéfice des investisseurs en capitaux.


Ajoutés à cela, le jeu devenu fou de la finance internationale dérégulée, et nous nous retrouvons dans un système qui ne croît qu’en s’appuyant sur des modèles de production qui détruisent l’environnement et les droits sociaux ou sur des activités virtuelles socialement destructrices.


Continuer à poursuivre cette course effrénée à la rentabilité, c’est continuer de creuser le sillon de la crise et de ses conséquences sur l’emploi, l’environnement, les droits, etc.


La crise actuelle n’est pas une crise économique passagère… elle est systémique !


Elle n’est pas un phénomène naturel qu’il faut accepter, elle est le révélateur de l’échec des politiques conduites depuis des décennies.

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